Cher Jacques


Comme je l'ai dit lors de notre rencontre à Grasse, je n'aime pas les parfums qui masquent, les parfums qui prennent toute la place, qui maquillent, voire qui occultent la personne qui les porte. J'essaye de privilégier la simplicité, la luminosité et l’harmonie. Je respecte et j’apprécie les matières, la qualité et l’authenticité plus que la puissance ou l'apparence. Mais j'aime aussi la découverte, la nouveauté, l'originalité qui surgit de la création - quand elle n'est pas artificielle ou forcée, quand elle est honnête. Je crois que ces parfums doivent être en quelque sorte l'origine et le prolongement de notre histoire : les racines, la poésie d'un lieu, la renaissance. Et puis la Sicile... avec ses civilisations différentes qui se sont succédées les unes après les autres, ses évidentes contradictions, sa nature très généreuse au printemps, aride en été, la ville baroque de Noto, ce lien... parfumé... entre ma terre, ma famille, et la France...